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Le travail de l’agence est depuis ses origines orienté autour des concours publics.

Cette volonté nous contraint à respecter une éthique pertinente et permet un entrainement intensif et objectif à l’exercice du projet, notre cœur de métier.

Ce que nous aimons dans cette approche de la commande, c’est disposer du choix.

Choix des candidatures, choix des réponses, engagement total dans des partis pris que nous construisons dans une logique architecturale qui répond aux enjeux et aux critères d’un programme, aux contraintes et à la révélation d’un site, aux usages mentalement construit, que nous promenons jour après jour dans l’espace du projet qui grandit dans nos têtes avant de se figer sur le papier. C’est la diversité qui nous motive, et non la répétition. Nos réponses sont uniques.

Notre mécanisme cérébral fonctionne ainsi, la créativité consiste en une gymnastique permanente qui allie la question à une réponse toujours potentielle où le doute nous habite, où le projet n’est jamais fini avant sa livraison définitive. Les sujets ne manquent pas ; diagnostics urbains, design urbain, transports, bâtiments culturels, bâtiments éducatifs, logements collectifs, logements individuels, design, événementiel, projets symboliques… Tout ce qui touche l’espace de l’homme nous habite, la réflexion est permanente, poly-cérébrale. Le projet est un enfant capricieux, qui nécessite patience, amour et attention, jusqu’à sa maturité qui coïncide à sa livraison.
Le concours public est garanti la prédominance de la responsabilité de l’agence sur l’œuvre.

C’est ainsi l’imposition d’un programme et de réglementations d’ordres divers qui, contrairement à l’idée trop répandue que l’architecte artiste se fait plaisir et opère l’œuvre dans une gratuité insouciante, contraint l’équipe à travailler une matière dure dont les aspects sont multiples. L’architecte public travaille en permanence sur la dialectique qui oppose la réalité la plus pragmatique à l’idéal d’une spatialité meilleure pour l’homme (l’homme correspond à un « Idéal de l’homme »). Dans ce travail austère et routinier, les joies de la découverte sont profondes grâce à l’innombrable possibilité des chemins à prendre pour aboutir l’œuvre. Le doute est un outil constant, qui peaufine jour après jour la capacité du projet à devenir Architecture. L’architecture est par essence l’application d’une pensée à la matière à travers l’interrogation de la valeur d’usage.

C’est pour toutes ces raisons que nous revendiquons haut et fort la position de l’architecte comme celle d’un généraliste, immergé dans la société dont il est issu.

Généraliste dans la diversité des projets, programmes qu’il aborde. Généraliste dans son savoir polytechnique d’organisation des réseaux qui irriguent son œuvre. Généraliste au sens béotien qui apprend à remettre en cause ses acquis pour rafraichir sa réponse, en quête de l’essentiel. L’essentiel s’entend comme une capacité à promouvoir le sens de l’architecture produite auprès de l’usager. Un sens implicite qui participe plus du ressenti que du discours explicatif.

Le contexte comme terrain de jeu

Le ressenti de l’usager nous implique dans une attitude contextuelle qui remise la gratuité au rang d’accessoire de pacotille. Le contextuel est une matière brute et aride, qui n’opère pas seulement sur l’aspect visible des choses
  • programme
  • économie du projet
  • réglementations
  • étude de site, paysage
  • techniques locales et production des bâtiments
  • pratiques environnementales
  • intégration de techniques liées au confort
  • contexte local, politique, économique
  • pratiques présentes et futures
  • développement culturel sociétal
  • rapport à la statique du bâtiment projeté
  • sens proposé à l’œuvre par l’architecte
Le mot contexte est à la fois pris au sens strict et au sens large. Strict dans la mesure où il recouvre son sens de l’assiette du terrain qui nous est fourni, pour une révélation mutuelle. Large dans la mesure où l’enjeu contextuel est une pieuvre stratégique qui enveloppe la totalité des données objectives et subjectives.


Le projet et son expression contextuelle constitue une histoire sans fin où de multiples chemins s’offrent à nous. Il s’agit de tirer progressivement ce fil d’Ariane telle une ligne continue et cheminer sans entrave jusqu’à sa livraison. La complexité, les complications, les flux rapides puis ralentis, le stratifient dans une aventure passionnante dont l’objet garde les traces indélébiles à travers les choix successifs exprimés, expérimentés jour après jour. Le projet nous habite au moins autant que nous l’habitons. Il construit notre espace mental au travers duquel il se construit par grandes étapes et par petites touches…

Découvrez le futur quartier de la créativité
et de la connaissance, à Toulon

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