Compléter la composition du site CMACGM, voilà l’enjeu. La nouvelle tour doit remplacer le bâtiment initial du groupe à Marseille. Avec ses 69 mètres maximums, elle se situe dans une échelle intermédiaire entre son voisin immédiat le bâtiment du CG 13, la tour CMA-CGM signée par Zaha Hadid et La Marseillaise de Jean Nouvel qui se situe au même niveau fini. Nous soulignons cette relation hiérarchique d’échelle, car elle a une importance capitale dans les choix formels que nous avons réalisé pour ce programme.

Nous avons également pris en compte le sol sur lequel s’implante la tour et son tissu urbain spécifique : Les voies superposées de l’arrivée de l’A55 sur le viaduc de la Joliette et du boulevard Euroméditerranée d’une part, et d’autre part le boulevard Mirabeau. Nous avons souhaité amplifier l’espace du parvis, pour permettre un traitement végétal suffisant, et admettre les différentes contraintes inhérentes au pied de tour.

Une tour « blanche »: plusieurs facteurs entrent dans ce choix. Offrir du calme dans un environnement très coloré et varié ; Rendre hommage à la mémoire du Mirabeau originel; Faire écho aux navires blancs du port. Le blanc réverbère la lumière naturelle, ce qui est intéressant pour la gestion climatique mais également pour sa capacité à transmettre la lumière à l’intérieur du bâtiment. Le blanc est une couleur et il sera important de choisir avec précision ses nuances et sa matière glacée. Nous devons obtenir un objet raffiné et précieux.

Deux éléments essentiels dans le projet : la forme de la tour et celle de ses percements. Nous avons travaillé avec les contraintes du PLU, pour permettre à la forme de naître et se différencier radicalement des formes en présence sur le site. Une nappe à double courbure a été mise en œuvre, et nous permet de resserrer et d’augmenter la tour en fonction des besoins: parvis extérieur augmenté en rez-de-chaussée, étages plus importants pour équilibrer le bilan des surfaces. L’aspect galbé de la tour procure une vision cinétique nouvelle dans le contexte de l’entée/sortie routière d’une part, et vis à vis de la sensation du piéton également, vision différente des façades planes, accentuée par le traitement de la peau du projet régit par une maille régulière, dont l’objectif est d’assurer un traitement homogène et continu de l’ensemble de la façade. Le choix d’un percement diagonal permet également de donner une plus grande amplitude au projet en évitant la lecture des étages en façade. La diversité existe à travers le traitement des percements : Carré vide, correspondant à un dispositif de terrasses, carré vitré au nu extérieur de la façade, pour la plupart des cas, carré plein au droit des planchers.

Information

  • competition
    2018
  • localisation
    Marseille (13)
  • coût prévisionnel
    66 M€HT
  • surface utile totale
    16 815 m2

maitrise d’ouvrage

maitrise d’oeuvre associée

crédits photographies